MESSAGE PERMANENT

Adresse

MAISON des ASSOCIATIONS

Place Evariste GRAS

13600 LA CIOTAT

ciotamitienature@gmail.com

dimanche 20 mars 2011

ESCALADE :Arête nord de Marseilleveyre RANDONNEE : Huveaune

C'est l'printemps , les oiseaux chantent, les plantes fleurissent, les AN grimpent!


 
 

Compte rendu de Christian 
Au rendez-vous de 9h45 tout le monde est là depuis ¼ d'heure et c'est donc avec presque de l'avance sur l'horaire que notre troupe s'enfonce dans le bois de Marseille Veyre.
Certes c'est le premier jour du printemps mais sous les arbres et à l'ombre de la falaise la polaire épaisse est bien appréciable.
La colonne avance bon train – toujours bon train chez les AN – et le rythme ne ralentit même pas dans les montées des éboulis.
Motivés, motivés ce matin !
C'est le coeur toujours battant qu'on s'équipe et démarre l'escalade sans tarder.
Le premier attaque déjà … alors que le dernier est encore en chaussettes sur le rocher dans la zénitude la plus profonde !
(N'étant pas un délateur je tairai les noms de l'un et de l'autre)
Notre avancée vers le sommet de Marseille Veyre est aussi une avancée vers le soleil et c'est assez vite et avec bonheur que nous rejoignons ses chauds rayons.
Mais nous sommes quand même sur une face Nord et par prudence je garde ma douce polaire.
Quelques longueurs plus tard nous déjeunons au sommet.
La vue sur la baie de Marseille et l'ensemble de la ville est splendide. Et oui, la ville c'est beau ! En tous cas, vu d'ici, c'est le sentiment qui prédomine.
A l'Est le ciel est noir. Le radar de la Sainte Baume n'est même pas visible, caché dans les nuages.
Certains se demandent quel peut être le temps près des sources de l'Huveaune et fantasment même sur une rando tronquée qui ne tournerait qu'autour des oreillettes.
Le pique nique est copieux, le carreau de chocolat fond délicatement en bouche … et cependant c'est le mot oreillette qui les fait encore saliver !
Au dessus de nous le soleil monte en puissance mais je garde ma polaire craignant qu'un petit zéphyr ne me fasse frissonner.
C'est pas bon d'avoir froid sur la digestion !
Il fait beau mais ce n'est que le premier jour du printemps et le fond de l'air est encore frais. Si je me déshabille le 20 mars, alors je ferai comment le 20 juin ?
Ca ne se voit pas et pourtant je suis assez content de moi.
Oh, pas que j'ai grimpé avec facilité et aisance. Ca serait même plutôt le contraire mais ça m'est égal.
Non, l'objet de mon contentement est à la fois futile et important.
Futile par le sujet mais important car il signe enfin ma coordination avec le timing du groupe : J'AI FINI DE MANGER EN PREMIER !
J'ai usé d'artifices mais le résultat est là !
Quels artifices ? Quels secrets vont vous être révélés ?
AUCUN … pour l'instant.
Pour être sûr que ça fonctionne je dois confirmer lors de la prochaine sortie.
C'est donc l'esprit guilleret que j'aborde les rappels de la Mounine.
Le soleil frappe fort sur les rochers blancs et une vague de chaleur se répand soudain sur mes compagnons. Les pulls sautent, les bras se dénudent, pour un peu les pantalons se transformeraient en short !
Certes la Mounine est orientée Sud Est. Mais le soleil a tourné et maintenant j'ai bien peur que les rappels ne soient à l'ombre.
Alors … Je n'ai pas eu froid jusqu'à maintenant … Donc pas de risque inutile …
Je garde ma moelleuse polaire !
Le sentier monte en lacets vers le col de la Selle.
Le soleil de ce début d'après-midi est vraiment un soleil de printemps ! Ca tape !
La mousse du casque est saturée de sueur qui me dégouline du front.
Le casque ? Tiens c'est vrai j'aurais pu l'enlever celui là … j'aurais moins chaud. D'ailleurs ça fait ridicule de garder le casque maintenant. Surtout qu'en ayant moins chaud … je pense que je n'aurais pas froid.
Dans le dos le sous-pull thermique que j'ai enfilé ce matin est trempé.  La polaire qui me tient bien chaud depuis le début de la journée est elle aussi mouillée.
La corde est enroulée et posée en travers du buste, ajoutant du poids mais surtout bloquant le passage de l'air autour de mon cou et de ma poitrine.
Il fait chaud !
Puta … que c'est bon d'avoir chaud, j'adore ça ! M'en fous je garde la polaire !
Et quand quelques minutes plus tard on visite la grotte Rolland je suis bien content de l'avoir gardée, ma polaire.
On récupère nos véhicules.
Chacun démarre et repart chez lui.
Enfin j'ôte ma polaire et mon pull et enfile uniquement un tee shirt … Mais y'a pas de risque, le thermomètre de la voiture marque près de 28 degrés !
Christian.
**********************************************************

Les Randonneurs suivent la source qui court au fond des bois !!!
Les photos des Randonneurs sont ICI !!!

*******************************************************