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lundi 6 mai 2013

Traversée du Baron

Une dure demi journée, il s'en est manqué d'un chouia pour faire un tour de cadran complet de l'aiguille des heures dans les falaises du Dévenson !
Ca fait beaucoup.
Plus c'aurait été trop, moins c'aurait été bien... mais de toute manière on a mis le temps qu'il a fallu...
La météo pluvieuse nous a surpris dès le départ à la Gardiole et nous a mis un peu le stress tout au long de la sortie sans pour autant nous handicaper... Ouf, pas besoin de rajouter ça dans ce terrain !
Une rando escalade en vrai terrain d'aventure.
Facile mais rien pour s'assurer.
Enfin rien, pas rien mais rien de costaud, pas de truc "béton quoi".
Des troncs d'arbres morts, des romarins plus ou moins vivaces, quelques racines de pins, des becs rocheux de temps à autre, un ou deux clous rouillés plantés là par quelque précurseur il y a un ou deux siècles... Ah, il a le cerveau qui cogite au fur et à mesure qu'il prend de la hauteur le premier !
Heureusement les relais en scellement "moderne" rassurent et permettent à la pression de se stabiliser.
Se stabiliser, pas diminuer...
Car pour la progression, les prises, c'est toujours du terrain d'aventure !
Quand c'est du rocher, attention ça tient pas !
La belle prise que tu vois et qui attire tes yeux et tes doigts, gaffe !  
Avant de t'y agripper tu dois la fixer.
Ici une prise on ne s'y tire pas, on s'y pousse.
La résultante des forces de traction doit être centripète par rapport à l'axe de rotation de la Terre et proportionnelle à ta propre masse...
Au début le calcul est un peu long, surtout de tête, mais tu t'y fais rapidement.
De toute manière c'est vite vu, si c'est pas bon :
1 - Ca éjecte.
2 - Tout ce qui est éjecté arrive sur le casque de ceux qui sont en dessous !
Alors comme autres prises il te reste des tiges de marguerites sauvages (à choper en bouquet), c'est toujours utile pour la main gauche quand tu as un pied de genêt dans la main droite voire des mottes de terre. Oui, oui, des mottes de terres.
Des mottes de terre et aussi des tas d'aiguilles de pins.
C'est super ça.
Tu écartes bien les doigts, tu les fais bien raides et tu plonges puissamment la main dans le sol meuble en essayant d'aller le plus profond possible. Là tu replies les phalanges et le tour est joué.
Les pieds c'est plus facile.
Le chausson étant pointu il s'ancre bien. Faut faire confiance, c'est tout.
La seule différence entre les mains et les pieds c'est que les gants étant en fait des mitaines tout ce qui rentre par le poignet arrive à ressortir par les doigts, alors que tout ce qui rentre par la cheville s'accumule au bout des orteils !!!!!
Un grand merci à Gaston pour ce cheminement pas toujours évident à trouver et pour la corde salvatrice plusieurs fois lancée, premier de cordée ça ne s'improvise pas.
Christian.

Les photos d'autrefois et d'aujourd'hui sont ici